Le son n'est pas toujours parfait, mais l'intensité demeure intacte. En ces années où Bayreuth était redevenu pionnier, ce spectacle fit date. Martha Mödl y incarnait une Isolde possédée de fièvre amoureuse, brûlant sous chaque mot, totalement maîtresse de ses moyens vocaux. Ramon Vinay était tout aussi investi par son rôle. Fluide et transparent, Karajan dirigeait en homme de théâtre, en communion avec ses fabuleux chanteurs.

Richard Wagner

Tristan et Isolde

Martha Mödl, Ramon Vinay, Hans Hotter, Festival de Bayreuth 1952,

dir. Herbert von Karajan

(Philips 454 477-2/Universal)