On vous le donne en mille: Steve Kuhn est superbement ignoré des grands bastringues festivaliers de l'été. Montreux lui préfère Brad Mehldau: c'est réjouissant pour lui, et pour nous qui l'aimons bien, mais à l'ordre des préséances Kuhn enfonce tous les wonder boys de la planète. Qui profitent de sa non-ingérence dans la foire d'empoigne médiatique pour tirer les marrons du feu. Ce feu, Kuhn le nourrit une fois de plus ici, à l'ombre éternellement fécondante de Bill Evans. Magistral.

Steve Kuhn, Countdown (Reservoir 157/Plainisphare)