Ils jouent tous les trois comme en transe, Argerich avec son énergie nerveuse et son grain de folie, Kremer avec sa sonorité âpre et vibrante, Maisky avec sa vigueur bondissante. Et la fièvre du concert public ajoute encore à l'intensité de ce dialogue au sommet. Tchaïkovski en sort gonflé de tendresse désespérée et Chostakovitch n'a jamais paru aussi grinçant, fantomatique et douloureux.

Tchaïkovski/Chostakovitch, Trios pour piano, violon et violoncelle, Martha Argerich, Gidon Kremer, Mischa Maisky, (DGG 459 326-2/Universal)