Quelque part entre Michel Fugain et Léo Ferré, il y a sans doute une place pour la poésie érudite de Wladimir Anselme. Auteur-compositeur-interprète, ce Parisien de 24 ans a de sérieux atouts dans la plume. Une écriture résolument écorchée qui donne aux textes de cette première tentative discographique des allures de manifeste d'un autre temps. On est par contre plus sceptique vis-à-vis des arrangements, mélange indigeste de jazz façon Michel Legrand et d'harmonies tarabiscotées.

Wladimir Anselme, Mauvaises herbes (Le loup du Faubourg LFBO27/RecRec)