Beaux-arts

Diversité des formes et des approches

Le Centre d’art contemporain de Genève expose les lauréats des Bourses de la ville

Les revendications autour du statut économique des artistes en particulier et des travailleurs de l’art en général relèvent d’un mouvement de fond qui secoue l’art contemporain à l’échelle internationale. A la suite de l’édition 2018 des Bourses de la ville de Genève, marquée par d’importants mouvements de réflexion autour de la question de la précarisation des artistes, la ville et les associations engagées dans la défense d’une plus grande professionnalisation du travail artistique, notamment le Garage (Groupe d’action pour la rémunération des artistes à Genève), ont choisi la voie du dialogue. Il a débouché cette année sur une modification importante du principe de l’événement. Chaque nominé reçoit désormais 1000 francs, à répartir à sa guise entre frais de production et honoraires. Même si les sommes restent modestes, il s’agit d’une avancée certaine.

Malheureusement, cette modification du dispositif a été financée non par un engagement financier supplémentaire de la ville, mais par la suppression pure et simple d’une des trois bourses. Par-delà le signal que cette opération envoie (la ville tient-elle vraiment à conserver ces bourses?), cela n’a pu que compliquer la tâche du jury, étant donné la qualité du travail de l’ensemble des participants.