Quelque 94% des lots ont trouvé preneur pour un total «stupéfiant» de 495 021 500 dollars américains, selon Christie’s. A elles seules, neuf pièces ont été vendues pour plus de 10 millions de dollars chacune, dont un dripping de Pollock à 58,4 millions, et 23 autres œuvres sont parties à plus de 5 millions de dollars l’unité.

«C’est la vente aux enchères la plus élevée de l’histoire» dans le domaine de l’art, s’est enthousiasmé Brett Gorvy, le chef du département de l’art d’après-guerre et contemporain chez Christie’s, estimant que ce record illustre l’entrée dans une «nouvelle ère sur le marché de l’art, où les collectionneurs chevronnés et les nouveaux enchérisseurs rivalisent au plus haut niveau, dans le cadre d’un marché mondial».

En deuxième position derrière le tableau de Jackson Pollock, une œuvre de Jean-Michel Basquiat a été vendue à 48,8 millions de dollars.

Number 19, 1948, de Jackson Pollock, est caractéristique de la technique dite du dripping que l’artiste a beaucoup employée et qui consiste à faire s’écouler la peinture sur la toile depuis un récipient percé.

Estimée entre 25 et 35 millions de dollars, la toile a finalement été cédée à un nouveau prix record pour l’artiste dans une vente aux enchères, même si certaines de ses toiles sont réputées avoir été échangées à des prix encore plus élevés dans des transactions privées.

Dustheads, de Jean-Michel Basquiat, a quant à elle trouvé preneur à la somme record de 48,8 millions de dollars, là encore bien au-delà de l’estimation de 25 à 35 millions.

Ces ventes record chez Christie’s surviennent au lendemain d’une vente record chez son rival Sotheby’s, qui a vu attribuer une œuvre du peintre américain Barnett Newman, Onement VI, pour 43,84 millions de dollars, et une autre de Gerhard Richter pour 37,1 millions – le plus haut prix jamais attribué pour une œuvre d’un artiste vivant.