Dans une tribune écrite pour L’Express en mai 2009, Jacques Attali prédisait l’avènement nécessaire d’une véritable gouvernance mondiale comme seule réponse possible à une menace pandémique imminente. Le technocrate éclairé qu’on connaît ne se montrait là ni prophète ni particulièrement lucide. Tout comme aujourd’hui, le monde était alors confronté à un virus grippal venu Chine. Celui-ci avait reçu l’appellation assez technique de H1N1, qui s’est par la suite effacée de nos mémoires. Et pour cause: l’épisode a eu une fin heureuse, a-t-on envie de dire à la lumière des événements présents. La crise en effet fut brève et l’expansion contenue, malgré une mortalité non négligeable.

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