Une gifle retentissante ponctue la première page. C’est la rupture entre le narrateur, un romancier sédentaire, et Edith, une superbe amazone (elle travaille dans les forces spéciales françaises et risque sa vie à chaque mission). Mais ces deux-là ont encore des choses à vivre ensemble, et Double Nelson raconte leur combat amoureux, en plusieurs rounds. Philippe Djian y dépeint la succession des émotions contradictoires qui nous traversent − et nous dépassent − dans la vie en général et dans une passion en particulier. Un Djian d’excellente cuvée, plein de violence et d’humour, et même, fait plus rare, de sentiments. Pour Le Temps, Philippe Djian revient sur son style sans effet de manche et sur le rôle des écrivains aujourd’hui.