Que ceux qui se reconnaissent se lèvent, qu’elles battent des plumes et froncent leurs racines, qu’iels se mettent à bâiller comme des portes entrouvertes et proclament leurs noms de meutes ensoleillées. Que celles qui ne comprennent pas s’envolent, qu’iels déploient leurs griffes et se mettent à battre si fort des paupières que leurs écailles fleurissent.

Car je suis de la viande. De la sève. Des nuages. Je suis des vagues, des inflorescences, des nectars, des notes, je suis des poils, de la lymphe, des voix. Je suis mammifère, liane spongieuse, cœur battant, je suis eau placide, feu fumant, tendres cils, je suis ce qui varie avec les mers, les souffles et ce qui se nuance en ciel, nuages et vagues. Alors que celles qui souhaitent dire se disent et que ceux qui souhaitent s’asseoir s’assoient, alors que celleux qui veulent s’écrier s’écrient et que ceux qui désirent s’ennuyer s’ennuient.