Champion des études, Norbert Heinel, 61 ans, aura bientôt une corde supplémentaire à son arc. En fait, il s’agit davantage d’un pianiste que d’un archer. Il a même raté sa cinquième année de gymnase et redoublé en raison de sa passion pour le piano et les nombreuses heures passées à s’exercer plutôt qu’à répéter ses devoirs. «J’avais cinq notes insuffisantes», a-t-il expliqué au journal autrichien OONachrichten.

Même s’il a passé la maturité de justesse, selon ses dires, Norbert Heinel est déjà six fois docteur, un record chez nos voisins. Et, l’année prochaine, il ajoutera une septième fois le titre de docteur avant son nom pour couronner ses études en littérature allemande.

L’automne dernier, c’est un doctorat en histoire de l’art qui l’a mené à un titre de champion des doctorats qu’il n’a nullement cherché. Car le pianiste n’est guidé que par la passion des études.

Ce professeur de tennis et de ski est donc docteur en philosophie, en psychologie, en théologie, en musique, en pédagogie et en histoire de l’art. Mais il est aussi directeur général de la musique de la Ville de Bremerhaven, à la frontière suisse, écrit des romans sous un pseudonyme et des livres scientifiques. Mais avec ses titres de docteur, il ne cherche ni fortune ni gloire. Sa passion, c’est les études. Il déclare au quotidien: «Je ne suis pas aussi sage que je l’aimerais.»