La dureté d’un récit – entre 14 ans et 17 ans, Julien Mages a passé deux ans et demi en «prison» –, la fragilité d’une présence en scène. Car, si l’auteur et metteur en scène vaudois a une voix grave et sonore qui évoque celle de Bashung, si sa plume est toujours aussi tranchante et trempée dans l’encre noire, le corps de Julien Mages est étonnamment flottant, reposant sur des jambes dont les foulées sont légères comme celles d’un enfant.