Les vifs débats de ces derniers temps l’ont prouvé: une majorité, silencieuse ou pas, est bel et bien prête à libéraliser encore un peu plus le suicide médicalement assisté, en dépit des frilosités montrées par les autorités politiques et les experts. Faut-il s’en étonner? On dit parfois que se poser la question de la «mort douce» est un privilège des sociétés riches et développées. A moins qu’il ne faille inverser le point de vue et y saluer l’émancipation conquérante des individus, toujours plus soucieux d’élargir le champ de leurs libertés. Un pas de plus, mais pas n’importe lequel.

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