L'annonce, mardi dans Le Temps, de la fermeture du Karloff, dernière enseigne de DVD cinéphile romande, a provoqué un vif émoi chez les amateurs. Elle illustre la forme déclinante d'un secteur qui, naguère, a brillé. En 2017 en Suisse, derniers chiffres disponibles, la consommation numérique de films a dépassé les ventes physiques, DVD et Blu-ray. Les ventes de disques ont accusé une «baisse sans précédent», selon l’Association suisse du vidéogramme, qui commande l’étude au cabinet GfK: -24,3%. En France, 2019 sera de nouveau une annus horribilis, indique un pointage du même GfK pour le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC, en PDF). A fin septembre, le marché physique s’est contracté de 12%, avec une baisse de la part de marché des films nationaux.