Michael Crichton (1981). Looker. Bande originale: anglaise (Dolby Surround) ou française (Mono). Sous-titrage: français. Seven

Parallèlement à sa carrière d'écrivain de best-sellers, Michael Crichton avait entamé un parcours de réalisateur plutôt respectable. Malgré des titres phares comme Mondwest (Westworld, 1973), où Yul Brynner, robot dans un parc d'attractions, pétait un fusible, Crichton a abandonné le cinéma, se contentant de vendre les droits de ses romans, pour le meilleur (Jurassic Park) et pour le pire (Timeline).

Looker, porté par l'excellent Albert Finney en 1981, aurait pourtant pu l'encourager à persévérer derrière la caméra. Hormis de rares fautes de goût (une musique très datée), ce thriller futuriste s'avère, un quart de siècle plus tard, totalement visionnaire. Avant le succès des images numériques, avant la normalisation de la chirurgie esthétique et des implants en tout genre, avant l'emprise de la publicité sur toute chose, avant les débats sur le mannequinat et l'anorexie, l'auteur-réalisateur signait en effet ce thriller inquiétant. D'autant plus inquiétant que quasiment tout ce qui apparaissait à l'écran s'est réalisé depuis.