Musique

Dylan LeBlanc, sauvé par le folk

Trop vite installé comme le nouveau Neil Young, Dylan LeBlanc a su chasser à la fois ses démons et ses glorieux aînés pour offrir «Renegade», son quatrième album. Un classique qui le fait entrer dans l’histoire

C’était une soirée où il était, de son propre aveu, «totalement déchiré». Une nuit de beuverie, encore une, pour cette fois se retrouver impliqué dans une bagarre de rue et finir la nuit au poste. Sauf qu’il n’y a pas de prison de ville à La Nouvelle-Orléans. Et pas d’échappatoire pour Dylan LeBlanc ce soir-là, ce sera un aller simple pour la Orleans Parish Prison, l’une des pires aux Etats-Unis, avec ses 1500 détenus – pour la plupart en attente de procès – et son effroyable environnement.

«Surtout quand on est un privilégié comme moi, à savoir un homme blanc. C’est ce que j’ai vécu de plus terrifiant dans ma vie», a-t-il récemment raconté au magazine Rolling Stone version américaine. La mésaventure, qui remonte à 2014, lui a paraît-il ouvert les yeux. Il est devenu sobre, avec un vrai programme de «rehab» à respecter. Du moins autant que possible: il a confessé une petite rechute ces derniers mois, lors d’une tournée européenne, et un vrai sentiment de malaise devant ce pas de côté – ou en arrière.