D’une démarche avenante et chaloupée, il vient à notre rencontre au pied de la petite gare de Roquebrune-Cap-Martin. Bermuda, chemisette et verres fumés, Michael Likierman pourrait aisément passer pour l’un de ses compatriotes britanniques en villégiature sur la Côte d’Azur pour l’été. Pour ce businessman retraité, le séjour a pourtant commencé il y a quelques décennies. Ici, tout le monde l’appelle par son prénom et, lorsqu’il a le dos tourné, l’accable d’éloges: «C’est extraordinaire ce qu’il fait.»