Chevelure de jais, sourcil arqué, regard d’aigue-marine, un jeune homme prie. Cet «ange, ce jeune dieu descendu de l’Olympe», c’est Ludwig II de Bavière (1845-1886), juste avant son sacre. Il est d’une beauté sidérante. Helmut Berger l’incarne avec une intensité presque inquiétante. Le prince entre dans un salon ruisselant d’or pour un cérémonial empesé. La fluidité chorégraphique de la mise en scène, le charisme de l’acteur, la richesse de la palette chromatique affirment la puissance du cinéma.