Ils n’ont pas de voix et donc pas d’écho dans la mémoire officielle. Ils ont joué parfois un rôle considérable, mais les chroniques ont effacé leurs présences. Ils n’étaient répertoriés nulle part, parce que bannis du corps social, minoritaires, c’est-à-dire sans visa pour la postérité. Ces individus constituent une constellation, celle des invisibles. C’est sur eux que le Festival Histoire et Cité braque les projecteurs dès mardi et jusqu’à dimanche, à Genève et à Lausanne. Des conférences, des débats, des projections de films, des expos offriront autant d’approches stimulantes sur les mal-aimés de Clio, la muse des historiens.