Edith Montelle. Le Chant des vaches. Illustr. de Plonk et Replonk. Slatkine/Sodifer, 328 p.

Devinette marocaine: «Elle en donne quatre au ciel, quatre à la terre et quatre à son propriétaire.» Elle, c'est la vache, cornes et oreilles, pattes, pis. Directrice de la collection Le Miel des contes, déjà riche de huit titres, Edith Montelle y publie son troisième ouvrage, consacré aux vaches après les abeilles et les chats. Conteuse professionnelle, elle assortit la soixantaine de récits facétieux, fantastiques, merveilleux ou philosophiques qu'elle présente de conseils pour conter, d'une bibliographie avec sites Internet et d'index par âge, thèmes, genre et origine des contes. Car dans de nombreuses civilisations et depuis la préhistoire (cf. les fresques d'Altamira, de Lascaux ou du Tassili), la vache est à l'origine du monde, elle symbolise la fertilité de la terre nourricière. Tout est bon en elle: lait, viande, peau, cornes, queue, bouse – d'où sa présence dans les mythologies, les légendes, les expressions imagées et les proverbes. Dans ces contes de toutes provenances, de l'Afrique au Vietnam, la Suisse est bien représentée, notamment avec une sinistre histoire de bétail volé entre Valaisans et Vaudois, du côté de Derborence.