Pétri de contradictions, adepte des tête-à-queue idéologiques et biographiques, marginal invétéré, combattant des causes perdues, sulfureuses, voire indéfendables, Edouard Limonov vomissait les tièdes. Sa flamme s’est éteinte mardi à Moscou. Des suites d’un cancer, affirment ses proches. Son existence si mouvementée qu’elle en est à peine croyable s’est achevée à 77 ans. Matériau littéraire de premier choix, la biographie du poète, dissident, libertin et leader politique a permis à l’astucieux écrivain français Emmanuel Carrère d’en tirer un roman couronné du Prix Renaudot 2011 (Limonov), doublé d’un beau succès de librairie.

Sur le roman d’Emmanuel Carrère: