Thomas Brinkmann. When Horses Die... (Max Ernst/www.max-ernst.de).

Jusqu'ici, le nom de Thomas Brinkmann évoquait soit une techno extrêmement minimale, soit une house assaisonnée de soul. A presque 50 ans, l'Allemand prend un virage radical vers un songwriting électronique digne des plus grands: When Horses Die est tout en pénombres, comme une succession de chambres plutôt froides dans lesquelles s'expose une intimité un brin doloriste. On y croise quelques fois l'ombre de Ian Curtis et de quelques autres déprimés, mais dans une mise en scène très personnelle qui injecte un ADN sonore synthétique dernier cri dans toute une série de formes tantôt planantes tantôt industrielles.