La musique de The Books n'est pas aisée à classer. On y décèle un fond d'electronica, des inflexions folk, le fantôme de Steve Reich et les arrangements foutraques de Matmos. On y entend un chant susurré, de la guitare, du violoncelle et des extraits de dialogues télévisés. Mais c'est surtout une vraie leçon d'onirisme musical qu'administre ce duo US: une succession de poèmes qui hésitent à prendre la forme de chansons, et qui s'en contrefichent avec désinvolture. C'est tant mieux: l'oreille ainsi vagabonde et prend un sacré plaisir à décrocher d'une atmosphère à l'autre.