«Il faudrait nous donner deux semaines, et je crois qu’on y arriverait.» La boutade vient de l’Israélien Elie Barnavi. A moins qu’elle n’ait été formulée par le Palestinien Elias Sanbar. Peu importe, au fond: tous deux tournent depuis des décennies autour du conflit israélo-palestinien, ils en connaissent chaque détour, chaque piège, chaque obstacle. A tel point que, si on les laissait isolés ensemble, disons deux semaines, ils pourraient en sortir triomphants, sourient-ils, avec un règlement de paix en poche.