Culture

Elvis Costello, le savoir-faire trentenaire et caméléon d'un songwriter

Happé par la rumeur gracieuse entourant les vocaux frissonnants d'Antony

Happé par la rumeur gracieuse entourant les vocaux frissonnants d'Antony & The Johnsons, on s'est à vrai dire quelque peu privé des tours de passe-passe rock d'Elvis Costello & The Imposters. Mais les débuts de l'Anglais dans l'auditorium Stravinski se sont avérés aussi classieux que rageurs, successivement précieux et cyniques. Attaquant son tour du propriétaire par le nostalgique «London's Brilliant Parade» extrait de l'album Brutal Youth, le chanteur et guitariste souligne à sa manière les événements explosifs. Alternant ensuite ballades et morceaux enlevés, avec des «imposteurs» chargés de toutes les excursions pop-country-folk-blues-punk et reggae sur les terres musicales foulées, le sarcastique songwriter étale sans esbroufe son savoir-faire bientôt trentenaire.

Et raconte, en filigrane de l'histoire politique, sociale et culturelle ayant émaillé les soixante dernières années, sa trajectoire personnelle et sentimentale. Qui passe notamment par «New Amsterdam», une fille rencontrée en 1986 et des désillusions embuant ses verres de lunettes pas encore orangés comme, jeudi soir à Montreux.

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