La postérité des écrivains, et plus encore des écrivaines, est un domaine plein de surprises et d’injustices. On croit souvent que la reconnaissance, voire la célébrité, perdurent tout naturellement après la mort des auteurs. Alors que, même pour les plus acclamés, il faut déployer des trésors d’énergie, multiplier les associations d’amis, compter sur l’amour indéfectible d’une veuve ou d’un fils, imaginer des événements autour des dates anniversaires, convaincre les éditeurs de rééditer, pour retenir, un temps soit peu, la grande vague de l’oubli.

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