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Emmeline Forel, la femme de l’ombre

Une exposition revient sur le destin du couple de Vaudois exceptionnels qui fonda le musée Alexis Forel à Morges. Elle remet surtout en lumière Emmeline Forel, longtemps occultée par son époux

Portrait d’Emmeline Forel dans la galerie du Musée, vers 1920. — © Musée Alexis Forel
Portrait d’Emmeline Forel dans la galerie du Musée, vers 1920. — © Musée Alexis Forel

Du couple Forel, l’histoire n’avait retenu que l’époux, Alexis (1852-1922), et relégué Emmeline (1860-1957) dans l’ombre. Ces Vaudois, artistes et collectionneurs passionnés par l’art médiéval, ont pourtant créé ensemble le musée Alexis Forel, à Morges. Une exposition permet pour la première fois de prendre la mesure de leur passion commune pour l’art et l’architecture, qui a joué un rôle essentiel dans la constitution de leurs collections.

Alexis naît en 1852 à Terre Neuve, près de Lully; Emmeline vient au monde à Morges en 1860. Cousins éloignés (au sixième degré), ils portent le même nom. Lui se destine à la profession de chimiste, puis bifurque: il sera artiste et critique d’art. Ses parents désapprouvent, mais qu’importe, en 1881, Alexis part à Paris. Il prend des cours de dessin à Montparnasse et vit modestement sur l’île Saint-Louis. En 1883, il épouse Emmeline, qui le rejoint dans la capitale. Tous deux s’inscrivent à l’Académie d’art Julian, qui compte alors Félix Vallotton parmi ses élèves.

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