Comment garder une trace de ces jours étranges? Il suffit de surfer pour voir que radios, podcasts, vlogs et autres supports s’y emploient. La presse aussi, qui a invité, dans la précipitation qui a suivi l’annonce du confinement, des écrivains à tenir journal. Suscitant, parfois, la polémique.

Le Monde a demandé à la romancière Leïla Slimani – Prix Goncourt 2016 pour Chanson douce – d’écrire un journal, dont deux épisodes sont parus. Le premier, publié le 18 mars, a fait immédiatement polémique. Intitulé «J’ai dit à mes enfants que c’était un peu comme dans La Belle au Bois dormant», la romancière y raconte le départ de Paris pour la campagne – «dans la maison où je passe tous mes week-ends depuis des années».