Il y a des vastes espaces écossais, de la romance, une touche de grands jardins de Versailles, de vénérables châteaux en ruine, du sexe et même du voyage dans le temps. Outlander brasse large, c’est son charme, même si elle s’est un peu noyée parfois dans son sentimentalisme.

Basée sur le roman de Diana Gabaldon, qui a suivi l’élaboration de son adaptation, la série est orchestrée par Ronald D. Moore (Battlestar Galactica, For All Mankind). Elle raconte les tribulations d’une ex-infirmière de la Seconde Guerre mondiale (Caitriona Balfe) qui se retrouve transportée… en 1743, en pleine tension entre les Anglais, possesseurs du territoire, et les Ecossais.

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Un intense parcours de femme

D’abord, la tension vient de l’attachement de l’héroïne à son mari, dans son premier présent de 1945, puis sa tentation pour l’un des résistants des Highlands, il y a deux siècles. Il y a des échappées vers Versailles puis Boston, parce qu’Outlander raconte un intense parcours de femme. Ronald D. Moore a l’intelligence de ne pas appuyer sur le trauma du choc temporel. L’infirmière cherche à s’adapter au mieux et au plus vite.

L’Ecosse éternelle

Et ceci, dans un cadre somptueux. Malgré ses détours, Outlander ne quitte jamais son Ecosse natale. C’est sa réussite à la fois dramatique et formelle: on ne l’imagine pas ailleurs. L’histoire de cette jeune femme dans les couloirs du temps s’inscrit, profondément, dans ces terres verdoyantes, ces landes sublimes et même ces cités de pierres austères, au XVIIIe siècle comme au XXe. Outlander ou le double voyage, vers Inverness et dans les siècles.

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«Outlander». Série en cinq saisons (une sixième est prévue, à long terme), disponible sur Netflix.


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