By jove. Toute l’année, je me gave de séries. Pourtant, pendant le semi-confinement, alors qu'autour de moi, mes connaissances boulottaient des épisodes, je n’ai pas regardé plus que le nécessaire d’un chroniqueur. Me suis juste mis à une intégrale de Lost – bon, ce n’est pas mineur.

J’avais envie de profiter de l’occasion pour accomplir une vieille idée jamais poussée à terme. Je ne sais pourquoi, j’ai pensé à Blake et Mortimer. Môme, je voyais ces BD mais n’y ai jamais plongé, sauf dans La Marque jaune.

Le dernier en date: Blake et Mortimer: le mystère de la pyramide inversée

26 albums dévorés

J’ai tout dévoré. Les 12 volumes par Edgar P. Jacobs, avec un premier continuateur pour Les 3 Formules du professeur Satō, et les 14 autres albums issus de cette petite entreprise qu’est devenu Blake et Mortimer. On ne rallumera pas ici la polémique sur la reprise des héros. J’ai apprécié les tranches estampillées Van Hamme et, pour une grande part, celles d’Yves Sente – surtout la plus récente, la captivante et picturalement somptueuse Vallée des immortels.

J’ai adoré ces batailles d’avions surpuissants, ces mystères égyptiens, ces vols de joyaux de la Couronne, ces voyages dans le temps, ces clonages douteux, ces délires de pouvoir depuis l’Antarctique, ces intrigues hongkongaises.

Un billet de blog: La Malédiction de Blake et Mortimer

Une fenêtre

Moi qui suis sous perfusion constante de Canal+ et Netflix me suis laissé happer par ce vieux langage de cases dessinées avec leurs phylactères remplis de longs textes en petits caractères. Alors que nous étions auto-enfermés et que nous cauchemardions de poussées de fièvre et d’hôpitaux bondés, les fracas du monde chez Blake et Mortimer ont été ma fenêtre et ma pommade. Merci, old chaps.

Retrouvez tous nos conseils culturels


«Blake et Mortimer». Tous les albums sont disponibles chez Dargaud et en ebooks chez certains vendeurs.


Des envies de grands espaces: