Festival

Les espaces confinés de la qualité

La Dampfzentrale de Berne ouvre ce soir les feux de son Saint Ghetto, festival des rencontres inattendues

Voici un festival qui a toujours eu la science des rapprochements cavaliers: le Saint Ghetto de la Dampfzentrale de Berne ouvre ainsi les feux ce jeudi soir en faisant entrer en collision la délicatesse, tout en mobiles de Calder, de la chanteuse islandaise Olöf Arnalds avec la puissance chtonienne du duo grec Mohammad – un violoncelle, un oscillateur, et une plongée dans les fréquences des abysses. Vendredi, on pourrait imaginer qu’une certaine génétique jazz liera le concert de Neneh Cherry (dont on rappellera qu’elle reste la fille de Don Cherry, compagnon de souffle d’Ornette Coleman) et celui des Austaliens de The Necks: mais que de kilomètres entre l’énergie musculeuse de la première et les patientes translations sonores des seconds. Samedi, même qualité de voisinage étrange, cette fois-ci entre l’ambient-jazz badalamentiesque de Bohren & der Club of Gore et l’electro industriel de Wrangler, projet mené par Stephen Mallinder, un ancien de chez Cabaret Voltaire. Un dénominateur commun? Toutes ces performances ont un capital de séduction égal.


Saint Ghetto. Dampfzentrale, Marzilistrasse 47, Berne. Du 19 au 21 novembre. Rens. saintghetto.blogspot.ch

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