Elle vit confinée pour échapper à la mort. Et pourtant, Anna n’est pas menacée par un virus dangereux qui l’obligerait à se terrer sagement sans sortir, de peur d’être contaminée. Elle n’est pas non plus, à l’instar d’Anne Franck, qu’elle aime, dont elle cite le Journal et revisite «l’annexe» chaque fois qu’elle passe par Amsterdam, dans la crainte – qui se justifiera hélas, en 1944 – d’une déportation par l’occupant nazi.