Un roman d’anticipation? Un conte politico-philosophique? Une grande histoire d’amour comme le promet la dédicace? Les Lumières de Tel-Aviv de la Française Alexandra Schwartzbrod tient des trois à la fois. Romancière, essayiste, spécialiste du Moyen-Orient, directrice adjointe de la rédaction de Libération et lauréate de plusieurs prix polars, l’auteure imagine un monde où les lois de Dieu ont remplacé celles de la cité. Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem. Avec l’aide des nationalistes russes, le rabbin et premier ministre Arie Golan dirige d’une main de fer le Grand Israël où l’on privilégie avant tout l’étude de la Torah. Une haute muraille de béton sépare désormais la Ville sainte de Tel-Aviv où les Résistants – des gens de toutes religions et origines – tentent de revivre selon les principes communautaires des premiers kibboutzim, dans une grande précarité.