Festival de Cannes

Il était une fois Tarantino

Dans son dixième long métrage, «Once Upon a Time… in Hollywood», le réalisateur américain rend hommage au cinéma. Un acteur de série B interprété par Leonardo DiCaprio y croise la route de Sharon Tate

Los Angeles, février 1969. Rick Dalton (Leonardo DiCaprio, excellent) est une star du petit écran. En plus d’être sa doublure, le cascadeur Cliff Booth (Brad Pitt, qui a rarement été aussi bon) est son meilleur ami. Son seul ami, même. Car Hollywood est un univers impitoyable où la réussite des uns fait le déclin des autres. Conscient de la durabilité éphémère de sa notoriété, Rick aimerait bien, enfin, s’imposer sur l’écran large. Car pour l’instant, il n’a pas grand-chose à son actif, si ce n’est une série B dans laquelle il extermine des nazis au lance-flammes.

Quentin Tarantino était cinéphile avant devenir cinéaste, et son dixième long métrage est une œuvre de cinéphile avant d’être un film d’auteur. Il y a dans Once Upon a Time… in Hollywood un hommage appuyé à l’époque durant laquelle son regard se forma – il est né en 1963. Tandis que Rick va croiser Steve McQueen et se voir proposer une expérience dans le western spaghetti, Cliff va montrer à Bruce Lee que les petits cris aigus ne font pas tout. Mais à Los Angles, il n’y a pas que le cinéma.