La mondialisation et ses outrances viennent de loin, puisque Benjamin Harrison, 23e président des Etats-Unis, disait déjà en 1891: «J’ai pitié de l’homme qui souhaite avoir un manteau pour un prix si bas que celui ou celle qui le fabriquera mourra de faim pour le satisfaire.» Ainsi s’ouvre MotherCloud, roman qui raconte une histoire qu’on ne comprend que trop bien de nos jours. Soit Cloud, une entreprise qui livre n’importe quoi n’importe où, devenue si importante qu’elle régente le monde. Elle construit même des villes indépendantes, habitées de ses seuls employés, qui n’ont plus besoin de les quitter puisqu’elles répondent à tous leurs besoins.