L’auteur

Eugène Sue, dandy et socialiste

Riche héritier, Eugène Sue ne se destinait nullement à une carrière littéraire.

En juin 1842, quand paraissent les premiers épisodes des Mystères de Paris, Eugène Sue, 38 ans, est un romancier expérimenté qui a publié plus de vingt romans, du théâtre, des essais. Au départ, riche héritier, il ne se destinait nullement à une carrière littéraire. Mais, en sept ans, de 26 à 33 ans, il réussit à dilapider avec des courtisanes, des chevaux de course et des aménagements somptueux la fortune que lui a laissée son père. Ecrire devient une nécessité. Arthur, un roman désenchanté, paraît en feuilleton dans La Presse, le journal d’Emile de Girardin. Tout ce que souhaite l’auteur, c’est «une décente réputation négative». Avec la parution des Mystères de Paris, la vie d’Eugène Sue prend une tout autre direction. Préoccupé par les questions sociales, il va se radicaliser au cours de la rédaction de ce qui va devenir un succès et un scandale énormes. Les aventures de Rodolphe et de Fleur-de-Marie deviennent un emblème pour nombre de militants socialistes. La gloire se confirme avec Le Juif errant. On impute aux écrits de Sue la Révolution de 1848. Sous le Second Empire, il doit s’exiler et meurt à Annecy en 1857.

Publicité