Lorsque, en octobre dernier, on la croise au Petit Palais de Montreux, dans les backstages du concours Swiss Rising Talent, Evita Koné rayonne. Un regard franc qui se plante dans le vôtre, un sourire lumineux et surtout une présence qui s’impose sans chichi. Une demi-heure plus tard, sur la scène de cette compétition organisée par la Montreux Jazz Artists Foundation, son charisme explose. Sa voix soul avec une pointe de scat fait immédiatement penser à Erykah Badu alors que l’orchestration lascive, dirigée par il maestro Christophe Calpini, convoque elle les esprits de D’Angelo ou des Anglais de Incognito. Et quand la belle se met à rapper, on se demande comme tant de néosoul et de hip-hop anglo-saxon peuvent couler dans les veines de cette Suissesse, décidément atypique.