Arts vivants 

Au far°, satire du progrès et temps retrouvé

Vendredi, le rendez-vous nyonnais est passé d’une critique pop de la mécanisation à une ode à la broderie, cette manière subtile de tirer le fil du réel. Passionnant

Les paris artistiques que lancent Véronique Ferrero Delacoste et son équipe du far° festival des arts vivants à Nyon – rendez-vous dont plus de la moitié des spectacles sont des créations – ne manquent pas de panache, ni de contrastes. Voyez plutôt. Vendredi dernier, dans la salle surchauffée des Marchandises, le public a d’abord découvert Showroom, un imagier pop et survolté dont les vignettes incarnées par l’irrésistible Rébecca Balestra ont pointé les pièges du progrès. Puis, dans la salle communale qui fait face, les spectateurs ont pu se ressourcer au fil d’Entre-Deux, un spectacle de broderie aussi intimiste que le premier était flashy. L’objectif commun des deux objets? Montrer que la vitesse, la surproduction et une certaine idée de l’efficacité ont vécu. Aujourd’hui plus que jamais, il s’agit de remplacer le trop par le mieux.

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