Vivant comme à cheval entre la France et l’Italie, professeure de philo à l’Université Paris-Cité, mais aussi députée entre 2013 et 2016 au parlement italien sur les bancs du Parti démocrate, écrivant ses essais et ses romans en italien et en français, Michela Marzano entretient avec son pays d’origine des rapports complexes marqués par son histoire familiale. Au fond, celle-ci n’a rien d’exceptionnel. Ce qu’il y a d’exceptionnel, c’est sa façon de la déterrer dans Mon nom est sans mémoire, avec obstination, le plus souvent contre la volonté paternelle et au risque de se couper d’une famille qu’elle aime.