En 1990, Bettina Rheims investit l’espace encore en friche de la Maison européenne de la photographie. Un quart de siècle plus tard, l’institution parisienne lui rend hommage avec une rétrospective de 180 clichés. Fil rouge: la féminité. Questionnée, célébrée, malmenée parfois. Actrices, mannequins ou personnes androgynes côtoient des détenues des prisons françaises. Autant de visages et de corps photographiés avec la même intensité, au-delà des genres et des conventions. Bettina Rheims s’approprie les codes de la publicité et des portraits de nus pour les détourner.

Images iconiques, séries plus confidentielles et travaux inédits composent cette ambitieuse exposition. Depuis près de quarante ans, la Française documente à sa manière la société et ses évolutions, la femme et ses traitements. Des strip-teaseuses de Pigalle aux habitantes de Shanghai en passant par des animaux empaillés ou le portrait du président Chirac. 

Du 28 janvier au 27 mars à la Maison européenne de la photographie, à Paris. www.mep-fr.org