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Etudiant à Iona, en 1908.
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Une saison hodlérienne

Ferdinand Hodler, la volonté de devenir peintre

L’artiste est décédé il y a cent ans. Première évocation d’un aspect de sa vie, son opiniâtreté originelle

2018 marque le centenaire de la mort de Ferdinand Hodler. Chaque vendredi de l’été, «Le Temps» évoque des fragments de la vie de cet artiste complexe et passionnant.

Le peintre Ferdinand Hodler est décédé le 19 mai 1918 à Genève, cette année du centenaire est la sienne. Nous l’évoquerons au fil de l’été, par fragments. Et pourquoi ne pas commencer par les débuts. Le jeune Hodler a grandi dans une famille peu fortunée, avec une histoire complexe, mort du père quand il a 8 ans, reprise de l’atelier de décoration du beau-père qui finit par fuir, responsabilités précoces…

Lire aussi: Quelques articles du «Temps» sur Ferdinand Hodler

Et pourtant, le jeune homme se veut peintre. Ce qui frappe, à suivre les premières années de l’artiste, est son inébranlable détermination à entrer dans le monde de l’art. Sur conseil d’un mentor, il vient, à pied, à Genève, pour y suivre les cours des Beaux-Arts. Il se fait vagabond, diront certains, pour l’art. Il fait corps avec les enseignements de Barthélémy Menn, le maître («Je lui dois tout»). Il prend sur lui de suivre des cours à ce qui était l’Université populaire d’alors, ainsi qu’à l’université elle-même.

Tous les jours au Prado

Pendant son escapade de quelques mois en Espagne, il raconte aller tous les jours au Musée du Prado, copier pour apprendre, analyser, décortiquer, démonter les œuvres pour mieux comprendre leur composition, leur structure et, plus encore, leur manière de structurer le sujet et la surface.

Ses «Dix commandements»

En 1874, à 19 ans, il écrit Les dix commandements du peintre F. Hodler. Pas moins. Il y formule, sous l’influence du mentor, l’importance de la «justesse» du propos visuel et esthétique, basée sur «l’observation, la comparaison et la mesure». Bien avant sa fameuse conférence sur la «mission de l’artiste», le peintre en devenir pose par écrit ses premières règles, ses concepts, les bases d’un style qui se fabrique. Il continue avec Cinq règles de composition, puis des classifications de types de peintures, etc.

Il y a une ambition, une prétention peut-être, mais surtout une opiniâtreté dans le déploiement du jeune Hodler, l’homme qui est devenu ce qu’il a toujours voulu être. Peintre, et quel peintre.


Les textes évoqués sont publiés dans «Ferdinand Hodler, écrits esthétiques» (Ed. Notari).

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