Spectacles

Le festival La Bâtie en cinq pièces de choix

Wajdi Mouawad, Cindy Van Acker, David Marton figurent parmi les têtes d'affiche du grand rendez-vous genevois

Les bons plats de Claude Ratzé. Le directeur du festival La Bâtie n’a pas totalement bouclé la carte de nos futurs plaisirs. Il les dévoilera in extenso en juin. Mais ce gourmet a livré mardi les premières pièces de choix d’une édition qui courra du 29 août au 15 septembre. Sur quoi faudra-t-il se jeter?

Sur Tous des oiseaux d’abord. Wajdi Mouawad, son auteur, a ce talent: ses histoires, toutes en coups fourrés et en embuscades, sont susceptibles de parler à toutes les consciences. L’artiste d’origine libanaise, qui dirige le Théâtre de la Colline à Paris, entraîne une dizaine d’acteurs d’exception dans une histoire d’amour, sur fond de blessure identitaire, jouée en hébreu, arabe, allemand. A l’affiche de La Cuisine, la saga ouvrira le festival le 29 août – jusqu’au 31.

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Locomotion poétique

Et encore? Einstein on the Beach, cette plage d’histoire signée Philip Glass et Bob Wilson, ressuscitée au Grand Théâtre par Daniele Finzi Pasca. Narcisse et Echo, du musicien hongrois David Marton, vaudra aussi le déplacement jusqu’au Théâtre de Vidy – partenaire de La Bâtie.

Claude Ratzé et son équipe poussent à la fugue. Au bord du lac de Machilly, en France, une troupe belge jouera à ciel ouvert et avec l’accent du Plat Pays Marius, Fanny et César, de Marcel Pagnol. Dans le quartier des Eaux-Vives, la chorégraphe Cindy Van Acker proposera un itinéraire en cinq stations dansées, jusqu’au futur Pavillon de la danse, place Sturm, qui ouvrira en 2020. L’intégralité du menu sera annoncée en juin. Certitude à ce stade: à La Bâtie, la locomotion sera poétique ou ne sera pas.

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