Musique

Le festival Soulitude, au plus près des artistes

De Bobbito à Kamaal Williams, les musiques d’influence afro-américaine sont à l’honneur dès jeudi à Genève. Au temple de la Fusterie et à l’Athénée 4, le festival privilégie les rencontres et les concerts dans une ambiance intimiste

Ce week-end au cœur de la Vieille-Ville de Genève, les adeptes de soul, jazz et hip-hop pourront croiser le DJ de De La Soul, le roi des podcasts Bobbito, ou encore le rappeur Illa J, frère du magicien beatmaker de Detroit J Dilla (1974-2006). «Célébrer la culture d’influence afro-américaine, ses talents émergents et ses héros», c’est tout l’enjeu du festival Soulitude Urban Expressions qui démarre jeudi. Un événement à taille humaine qui privilégie les interactions entre les artistes et le public. Au programme, des concerts et des rencontres, au temple de la Fusterie et à l’Athénée 4.

Né en 2016

A l’origine du projet, Djamila Geymeier et Omar Chanan, deux passionnés de musique et d’art outre-Atlantique. «La culture soul fait du bien aux gens, affirme Omar Chanan. On souhaitait la diffuser au maximum, partager l’impact libérateur qu’elle a pu avoir ces trente dernières années sur la vie des jeunes défavorisés notamment, retracer ses racines jazz et blues.» Soulitude voit le jour en 2016. Cette année, il se déroule en partenariat avec Couleur 3.

Un statut de niche

A l’affiche de cette deuxième édition: une poignée d’exclusivités européennes voire mondiales. «Jeudi soir à la Fusterie, la scène émergente londonienne lancera les festivités avec les très jeunes talents Kamaal Williams et le groupe Blue Lab Beats», précise l’organisateur. Vendredi à l’Athénée 4, place à Bobbito, le parrain de la radio hip-hop new-yorkaise qui a permis de lancer Jay Z ou encore Eminem. Dimanche, «pour l’apothéose», un brunch est prévu avec DJ Maseo, membre du groupe De La Soul. Si Soulitude regarde au loin, il n’oublie pas les acteurs locaux. Les DJ Ngoc Lan, Sebb ou encore Green Giant et le MC Chuckie Fresh seront également invités à échanger avec les invités internationaux.

Avec 200 à 300 participants par soir, Soulitude revendique son statut de niche. Le but? Que le public n’ait pas l’impression d’assister à un festival, mais plutôt à une expérience de communion unique. «Nous voulons donner l’occasion au public de toucher les artistes du doigt, d’interagir avec eux avant, pendant et après la prestation, souligne Omar Chanan. L’an dernier, la bassiste de Prince avait raconté des anecdotes sur l’artiste durant le concert, le public avait été très touché.»


Soulitude Urban Expressions, Genève, du 16 au 19 novembre.

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