marché de l’art

La Fiac ouvre jeudi prochain à Paris

La foire veut s’adresser aussi bien aux collectionneurs qu’aux visiteurs d’expositions

Pour cette 39e édition, ce sont quelque 182 galeries originaires de 24 pays – avec, pour la première fois, des exposants en provenance du Danemark, de Pologne, de Roumanie et des Emirats arabes unis – qui se déploieront au Grand Palais du 18 au 21 octobre. A noter du côté des nouveautés cette année: l’ouverture nocturne des galeries parisiennes, qui s’associent ainsi à la foire. «Le jeudi, plus de 90 espaces d’art contemporain ou de design – exposants ou non à la Fiac – accueilleront les visiteurs de la foire de 18h à 23h», précise Jennifer Flay, directrice de la manifestation. «Parmi eux, nombreux sont ceux qui profitent de cette ouverture prolongée pour vernir leurs nouvelles expositions. C’est pour nous un signal très fort de l’importance de Paris et de sa foire parmi les capitales mondiales de l’art.»

Paris, centre culturel et intellectuel. La Fiac mise beaucoup sur le passé flamboyant de la Ville-Lumière, à l’heure où les foires d’art se multiplient. «Nous ne sommes pas la seule foire du monde, surtout durant le mois d’octobre», continue la directrice. «Aussi, nous nous efforçons de répondre au mieux aux exigences des galeries exposantes, qu’il s’agisse de nouveaux acteurs du marché ou des grands noms comme Gagosian. Nous recevons plus de 750 candidatures chaque année, mais notre surface d’exposition n’est que de 9000 m2. Nous ne pouvons pas accepter tout le monde. Notre format de 182 participants convient à notre ambition: en entrant dans la Fiac, on n’a pas le sentiment d’être écrasé par l’offre. Cette qualité de présentation et le confort de visite sont des arguments pour les exposants comme pour les collectionneurs.»

Diversification de l’offre

L’autre atout majeur de la Fiac, c’est la diversification de son offre au Jardin des Tuileries et au Jardin des Plantes. «Depuis 2006, lorsque la foire s’est réinstallée au Grand Palais et à la Cour carrée du Louvre, nous proposons le programme Hors les Murs», explique Blanche Lestrange, historienne de l’art et responsable du projet. «Au départ, il s’agissait de créer un lien entre les deux espaces, d’offrir aux visiteurs, mais aussi aux touristes, une promenade de découvertes artistiques, et aux exposants la possibilité de présenter des œuvres monumentales.» Cette année, quatre lieux extérieurs exposent des pièces XXL: le Jardin des Tuileries, le Jardin des Plantes [les espaces du Muséum d’histoire naturelle y compris], la place Vendôme – qui montre trois œuvres monumentales de l’Espagnol Jaume Plensa présentées par la ­galerie parisienne Lelong –, et l’esplanade des Invalides sur laquelle est installée Sacrilège, une version gonflable des menhirs de Stonehenge signée du Britannique Jeremy Deller. Performances, conférences et projections de films complètent l’offre de Hors les Murs. «Dans une optique de démocratisation, toutes les activités de Hors les Murs sont gratuites.» Riche, le programme «off» de la Fiac connaît un succès retentissant. «En 2011, 480 000 personnes ont déambulé dans les jardins durant la semaine de la foire, ce qui représente une augmentation de 30% par rapport à la fréquentation normale.»

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