La filiation en questions

Samedi Culturel: Le disque qu’il vous a fait découvrir?

Mathieu: Ils sont innombrables. Ceux de Neil Young, d’Alain Souchon. Nous avons traversé les Etats-Unis quand j’étais môme. Dans le minibus, je me battais pour écouter Henri Dès. Lui passait ses cassettes de rock. On faisait déjà des compromis!

Jacques: On partage en permanence. Il m’a appris Deezer, un site de musique pour lequel il a travaillé. Ces outils, dont je ne disposais pas quand j’ai commencé à faire de la programmation, changent la donne. L’accès total et immédiat.

La plus grande déconvenue d’organisateur de concerts?

Jacques: Nous avions loué le Théâtre de Beaulieu, à Lausanne, pour faire venir Yves Simon. Nous débutions et nous adorions l’artiste. Seuls 500 billets sur 2000 avaient été vendus. C’était une bonne leçon.

Mathieu: J’avais convaincu mon père de faire venir à Paléo un groupe hollandais que j’adorais, Alamo Race Track. Il n’y avait presque personne devant la scène. Je me suis consolé en me disant que c’était parce que la tête d’affiche, Pink, était programmée en même temps sur la grande scène.

Le concert que vous irez voir dans le festival «de l’autre»?

Mathieu: Dès que Montreux est fini, je passe la semaine à Paléo. Il y aura beaucoup de choses à entendre. Mais un de mes groupes préférés de tous les temps est Sigur Ros. Je me réjouis beaucoup.

Jacques: A Montreux, je suis allé voir Leonard Cohen, Jake Bugg. J’irai sans doute voir Prince. J’aime la nouvelle formule du festival. Il me semble qu’elle répond mieux aux attentes du public.

Ce qu’il faut pour faire un programmateur?

Jacques: De bons mollets pour se déplacer d’une scène à l’autre dans les open airs.

Mathieu: Une curiosité illimitée.