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La réalisatrice Eva Husson (2e depuis la droite) aux côtés des actrices Emmanuelle Bercot, Golshifteh Farahani, Evin Ahmad et Mari Samidovi (de gauche à droite).
© JEAN-PAUL PELISSIER / Reuters

Compétition

«Les filles du soleil», belles et rebelles

Eva Husson célèbre le courage des combattantes kurdes. La cause est grande, le film un peu moins

Un bataillon de femmes soldats kurdes a combattu sans merci contre les extrémistes de Daech. C’est à ces courageuses filles du soleil qu’est dédié le film d’Eva Husson. Mathilde, une reporter de guerre française les suit dans une offensive pour libérer des enfants. Une série de flash-back retrace la vie de la commandante Bahar, jadis avocate, mariée et mère d’un petit garçon, aujourd’hui veuve et guerrière, qui a pris les armes après avoir servi d’esclave sexuelle.

Engagement irréductible

Tout n’est pas mauvais dans Les filles du soleil, deuxième film de la réalisatrice française après Bang Gang (une histoire d’amour moderne). Il a le mérite de rappeler l’engagement irréductible de ces femmes kurdes. Leur solidarité, leur vaillance forcent l’admiration. L’évasion de Bahar et de ses compagnes d’infortune est incontestablement palpitante. Mais le produit accuse de nombreuses faiblesses. Ecrasées de musique, les scènes de guerre s’avèrent peu convaincantes, les mots d’auteur que s’échangent les journalistes sonnent terriblement faux, comme les touches sentimentales.

Golshifteh Farahani est un peu trop belle dans le rôle d’une cheffe de guerre et Emmanuelle Bercot complètement tarte en baroudeuse borgne. Qu’elle prenne un air intéressé ou tire en voix off une morale du dépassement de soi, cette comédienne est rédhibitoire. Film de femme défendant une cause féministe, cela justifie la présence des Filles en Compétition, mais certainement pas au palmarès.

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