La crise sanitaire perdure à l’échelle du globe, nous plongeant de fait dans un scénario familier des fictions apocalyptiques. Comme pour conjurer le mal, célébrons chaque semaine de l’été la catastrophe, genre prisé du cinéma et de la littérature.

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Avant que ne monte le débat sur la taxe sur les billets d’avion, l’aéroplane était déjà accablé de tous les maux. Dans quelques romans et surtout en cinéma, la terreur à bord a fait florès – sans nul doute, elle reviendra bientôt. Blocage par tempête de neige, nonnes déchaînées, serpents, courses poursuites aériennes, malaises en cockpit, sous oublier la classique bombe: tout est bon pour secouer le fuselage.

Le film d’avion représente un sous-genre du film catastrophe, mais une curieuse catégorie interne, puisqu’il en est aussi constitutif: en 1970, Airport ouvre la piste à la fois aux calamités en tous genres et aux paniques en altitude. Ce film qui réunit Burt Lancaster, Dean Martin, Jean Seberg, Jacqueline Bisset et George Kennedy – ce dernier incarne Patroni, l’homme à tout faire dans les quatre opus de la collection – se révèle particulier: Airport traite à la fois de l’avion, avec un suicidaire à bord, et de l’aéroport pris dans la neige et les querelles de gouvernance.