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Avant les films, des livres

Avant d’être des films, Hunger games, Le Labyrinthe, Divergent, The Giver ont tous été des livres. Chacun, plus ou moins rapidement, ont été et demeurent des best-sellers atteignant des dizaines de millions d’exemplaires vendus

Avant les films, des livres

Avant d’être adaptés par Hollywood, «Hunger Games», «Le Labyrinthe», «Divergente», «The Giver» ont tous été des livres. Chacun fait figure de best-seller vendu à des dizaines de millions d’exemplaires

Avant d’être des films, Hunger Games, Le Labyrinthe, Divergente, The Giver ont tous été des livres. Chacun, plus ou moins rapidement, a été et demeure un best-seller atteignant des dizaines de millions d’exemplaires vendus. Chacun, aussi, est un descendant, plus ou moins lointain, de 1984 de George Orwell, sans doute le roman dystopique le plus emblématique.

La question de savoir ce qui relève de l’utopie ou de la dystopie mise à part (la dystopie est-elle l’envers de l’utopie ou est-elle une utopie réalisée et donc cauchemardesque?), une chose est sûre: la vague dystopique déferle sur la littérature jeunesse depuis 2008.

Cette année-là, Hunger Games, premier tome d’une trilogie signée de l’Américaine Suzanne Collins, paraît aux Etats-Unis. 2009, deuxième tome; 2010, troisième tome. Les ventes s’envolent, 1,5 million d’exemplaires en quatorze mois aux Etats-Unis rien que pour les deux premiers volets.

Natacha Derevitsky, responsable de Pocket Jeunesse, peut se féliciter d’avoir eu le flair alors que le livre n’était encore qu’une esquisse résumée en quelques phrases, le pitch dans le jargon: «Une fois le manuscrit prêt, il nous a séduits par son côté atypique alors que nous ne recevions que des histoires de fantasy avec des vampires, des anges et des démons. Katniss, l’héroïne, est un personnage très fort que l’on aime immédiatement. C’est un roman intelligent, au cœur de l’actualité, qui dénonce les méfaits de la ­télé-réalité», explique-t-elle.

A la suite d’Hunger Games, Le ­Labyrinthe paraît en 2009, une trilogie également, signée James Dashner, déjà auteur de plusieurs sagas de science-fiction. Tout comme dans Hunger Games, la figure du labyrinthe, inspirée des mythes grecs, tient un rôle central. Arrive ensuite, en 2011, Divergent, premier roman de Veronica Roth, Américaine comme les deux autres. Et il ne faut pas oublier un roman précurseur (dont l’adaptation est sortie en salles en octobre), The Giver, de Lois Lowry, paru en anglais en 1993 et en France en 1994.

Ces succès touchent le segment «jeunes adultes» de la littérature jeunesse, un domaine bouleversé par le phénomène Harry Potter. Les éditeurs ont compris que l’adolescence commençait plus tôt et se terminait plus tard et que les sagas en plusieurs tomes de plusieurs centaines de pages ne faisaient pas peur à ce public-là. Mais il ne faudrait pas oublier les 8-12 ans, estime Natacha Derevitsky. «Leur tour est en train de venir. De nouvelles collections voient le jour. On peut faire confiance aux auteurs».

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