En rachetant, c’est officiel depuis le 5 septembre, les Editions Flammarion et leurs filiales, le groupe Gallimard se hisse au troisième rang de l’édition en France. La maison de la rue Gaston-Gallimard – anciennement Sébastien-Bottin – se place désormais juste derrière Hachette (Lagardère), qui occupe la première place, puis Editis (Planeta) qui figure en deuxième. La transaction s’élève finalement à 251 millions d’euros, soit l’équivalent du chiffre d’affaires annuel de Gallimard, souligne l’Agence France-Presse.

«Complémentaires»

Outre son poids nouveau sur le marché français, Gallimard, en acquérant Flammarion, se rapproche d’auteurs à succès. La maison – qui depuis quelques années était la propriété du groupe italien RCS MediaGroup – a édité récemment Michel Houellebecq (Goncourt 2010), Christine Angot et Olivier Adam, ou encore, au rayon étranger, Jim Harrison et le Prix Nobel Doris Lessing. Flammarion possède aussi de solides ancrages dans la bande dessinée (Casterman, Fluide Glacial, entre autres), la littérature jeunesse (le fameux Père Castor, par exemple) ou dans le livre de poche à très large spectre (J’ai lu) ou classique (Garnier-Flammarion). La maison est dotée en outre d’un solide outil de diffusion et de distribution de livres. De plus, depuis 2005, Flammarion est dirigé par l’éditrice Teresa Cremisi, une ancienne responsable de chez Gallimard.

Selon l’AFP, le nouveau groupe frôle les 500 millions d’euros de chiffre d’affaires. Flammarion avait réalisé un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros en 2011, tandis que Gallimard en affichait un de 253 de son côté. Son PDG Antoine Gallimard, dans un communiqué adressé aux agences, souligne la «complémentarité des catalogues» et «la force des équipes», et note que ce rapprochement va permettre à «deux grandes maisons françaises de faire face aux défis auxquels va être confronté le secteur de l’édition».