Ce flandrin de Mickey

Exposition «La Grimace du monde» compare peinture flamande et bande dessinée

En fouillant la grotte de Lascaux, on finira bien par dénicher la coccinelle de Gotlib entre un aurochs et un rhinocéros laineux. Ceci pour dire que la bande dessinée est un art qui remonte à la plus haute antiquité. L’Histoire des histoires en images démarre dans les cavernes du paléolithique, elle se poursuit sur les amphores grecques, sur le tympan des cathédrales. Et bien entendu dans la peinture flamande de la Renaissance. D’ailleurs, sur la gauche de La Tentation de saint Antoine, de Pieter Stevens le jeune, est tapi un drôle de basilic à lunettes dont l’interminable queue jaune évoque forcément celle du marsupilami, houba et CQFD.

Proposée par les Editions Glénat, l’exposition La Grimace du monde établit d’étonnants parallèles entre les œuvres de Bosch, Brueghel, de Keuninck et celles de Franquin, Hausman, Vander­steen… Et même de Gotlib: le professeur Burp ne porte-t-il pas l’entonnoir des fous inventé par Jérôme Bosch?

La Grimace du monde, à voir au Salon du livre jusqu’au 4 mai, stand HA304