Il n’est pas très courant qu’un livre commence par dresser l’avis de décès de l’objet dont il s’apprête à parler. C’est pourtant ce que fait Laurent Jenny, professeur honoraire de l’Université de Genève, en ouverture de La Brûlure de l’image, brillant essai de synthèse que ce littéraire de formation consacre à l’esthétique photographique. Notre époque a vu en effet se clore en silence l’ère de la photo argentique, que le numérique a impitoyablement détrônée dans nos habitudes.

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